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La double casquette
de Cessidia Pacella

Par Pauline Jans
Une fonction, un visage !
lundi 21 septembre 2026

De l'enseignement du français en technique à l'accompagnement en passant par l'esprit d'entreprendre, Cessidia Pacella rejoint le SeGEC en 2022. Aujourd'hui à cheval sur deux services, elle cultive une conviction : les bonnes idées naissent de la rencontre des expertises. 

Cessidia Pacella n'a pas choisi l'enseignement par vocation. C'est en droit qu'elle s'inscrit d'abord, avant qu'un professeur, interpellé par ses résultats en analyse de texte, lui conseille de changer de faculté. Elle s’oriente vers les langues romanes, puis vers l'agrégation. Elle découvre progressivement un métier dans lequel elle trouve sa place. « Je n'avais pas décidé dès le départ de devenir prof, mais j'ai adoré », résume-t-elle.

Elle entame sa carrière d’enseignante à Charleroi avant de rejoindre l’école Saint-Roch à Marche-en-Famenne. Entre le général et le technique, Cessidia choisit le français en technique : « J'avais l'impression d'avoir un vrai impact et un lien d'authenticité avec ces élèves. » Après sept années au sein du même établissement, ses projets l’emmènent vers la Sowalfin, devenue depuis Wallonie Entreprendre. Elle y accompagne durant plusieurs années enseignants et directions dans les pédagogies entrepreneuriales, tout en gérant des projets de formation. Un double rôle, terrain et pilotage, qu'elle n'a plus quitté depuis.

Deux services, une même logique 

En 2022, elle postule au SeGEC comme conseillère au soutien et à l'accompagnement (CSA) mais obtient finalement le rôle de chargée de projet. Elle y reprend deux dossiers déjà anciens : l'insertion des nouveaux enseignants, puis, plus tard, l'éducation au choix. Aujourd’hui elle partage son temps entre la CSA et le service d’appui et de production pédagogique, à la croisée des expertises, des enjeux stratégiques et des réalités de terrain. 

Ce qui la motive n'a, au fond, pas changé depuis ses débuts : moins les contenus eux-mêmes que la manière de les construire. « Je n'estime pas être l'experte. Mon rôle, c'est de mettre en lien des collègues aux expertises différentes, pour qu'ils construisent ensemble une vision commune et puissent les traduire en solutions concrètes », explique-t-elle. 

Cette conviction s'incarne dans les journées de co-accueil, qui réunissent nouveaux enseignants et référents autour d'un même temps d'échange, ou dans le rapprochement entre collègues du pilotage et ceux qui suivent les enseignants débutants. « Je n'aime pas les silos, je trouve que ça n'a pas de sens de travailler séparément quand on peut le faire ensemble pour construire des réponses plus cohérentes et plus proches des réalités des écoles. » 

Côté éducation au choix, elle tient à une nuance : il ne s'agit pas de demander aux jeunes ce qu'ils veulent faire plus tard, mais de leur apprendre à choisir. « Ça s'apprend, comme le reste. » Un outil d'état des lieux pour les écoles doit prochainement voir le jour, de même qu'un accompagnement autour du carnet d'orientation. 

Et si elle avait une baguette magique ? Que les enseignants et les directions soient enfin reconnus comme les experts qu'ils sont. « Ce sont eux qui sont sur le terrain, tous les jours. Notre rôle, à nous, c'est de les accompagner, de les outiller et de leur faire confiance. » 

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