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Radio Chocotoff, une radio
scolaire ‘média’ cool !

Par Gérald Vanbellingen
Profs 2.0
vendredi 1 novembre 2024

33 ans après sa création en 1991, Radio Chocotoff, la radio de l’école Saint-Martin de Cortil-Wodon continue d’émettre encore et  toujours. Avec aux manettes de la première émission 2024-2025, les élèves de P5 et P6, évidemment ! Une émission à laquelle  Entrées libres a pu assister en direct. On vous emmène dans les coulisses de la plus vieille radio scolaire de Wallonie !

Radio Chocotoff, une radio scolaire ‘média’ cool !

«Salut  ! Salut  ! Ici c’est Basil  et Robin pour la présentation  de l’émission sur Raaadddddio Chocotoff  ! » Juste avant de partir  en vacances de Toussaint, c’était l’effervescence pour les 45 élèves de P5-P6  qui forment l’équipe de Radio Chocotoff. Tous ensemble, ils ont assuré la 
première émission de cette 33e saison  de la radio scolaire de l’école Saint-Martin de Cortil-Wodon.  Une première émission riche de 16 su jets. Certains liés à l’école, comme le  cross interscolaire ; d'autres à l’accent  local, comme le Fernel’Music Festival;  sans oublier quelques-uns d’actualité  loin d’être faciles comme le harcèlement scolaire ou encore la guerre au  Liban. Le tout intégralement préparé par  les élèves, répartis en différents rôles. 

Toutes les deux-trois semaines, on propose des sujets en classe », expliquent  les équipes de journalistes en herbe. « Puis, quand on les a choisis, on les travaille par groupes de deux ou trois. On  doit se renseigner, lire des infos, le JDE,  etc. Puis, on écrit les textes et on se répartit les phrases. » « Et surtout ne pas faire de "papier-coller" (sic) », ajoute un  élève. 

« Nous, on recherche les jingles, les musiques et puis on doit savoir qui parle et  quand pour pouvoir les lancer, avec la conduite de l’émission », ajoutent Louis et Hugo, de l’équipe technique. « Et nous les présentateurs, de l’émission ou du journal, on assure les liens et les transitions en annonçant qui parle et le sujet  qu’ils vont expliquer. » 

« Le plus gai à mes yeux, c’est que tout le monde participe avec ses forces et ses faiblesses », explique Catherine Delvaux,  une des enseignantes aux manettes de Radio Chocotoff. « Et l’idée, c’est que les  élèves passent par tous les postes : la  technique, les présentateurs, les journalistes, les garants (qui assurent le suivi des reportages) et même désormais les  caméramans vu qu’on diffuse désormais  l’émission en direct sur Facebook. »

Un projet éducatif global et porteur de sens

Un super projet, tant au niveau de l’investissement que des bienfaits. « Au niveau du français, on travaille énormément de compétences : la lecture, le parler, le savoir-écouter, etc. C’est vraiment global », ajoute Catherine Delvaux. « En termes d’éveil, les bienfaits sont également énormes, tout comme  au niveau des compétences sociales. Car ils doivent pouvoir travailler ensemble, s’écouter, faire des concessions, se coacher entre eux et puis, ce projet, c’est véritablement le leur. Ils travaillent d’ailleurs régulièrement pendant les récrés pour se préparer. C’est vraiment génial comme ambiance. Il  suffit de les écouter en parler. » 


Le débrief de la première émission valait en effet le détour. « Je trouve que  ça s’est très bien passé, même pour les 5e pour qui c’était une première, bravo à tous » , explique un des deux élèves qui a assuré la technique. « On a fait beaucoup de bruits avec les chaises », ajoute un autre. « C’était super  chouette de travailler avec des élèves que je ne connaissais pas bien », félicite une dernière. 


Depuis sa création en 1991 par Denis Vellande, un prof de l’école devenu conseiller pédagogique au SeGEC (et malheureusement disparu aujourd’hui), Radio Chocotoff n’a jamais cessé d’émettre au fil des années. À la plus grande fierté des élèves et de l’école. « Aujourd’hui, on gère le projet à trois, avec Sandy Bourgeois, Pauline Daco qui découvre le projet et moi-même qui suis là depuis le début », conclut Catherine Delvaux. « Ça nous prend beaucoup de temps, mais c’est très riche pour les élèves. Et quand on voit leur motivation mais aussi les bienfaits du projet, on aimerait que ça continue longtemps encore. » 

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