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  3. Numéro 204

Diagnostic de l’enseignement catholique en Europe :
résultats préliminaires de l’enquête présentés à Londres

Par Louis-Marie Piron etCamille Chantrain
À l'étude

En octobre dernier, les premiers résultats de l’enquête « Enseignement catholique : diagnostic » ont été présentés lors de la 105e Assemblée générale du Comité ­européen de l’enseignement catholique (CEEC) à Londres. Cette étude, menée par Étienne Michel et le Service d’étude du SeGEC, en collaboration avec le CEEC, s’inspire d’un travail initialement conduit dans le cadre du Pacte éducatif africain.

L’objectif de cette enquête est de dresser un diagnostic de la réalité actuelle de l’enseignement catholique. Cette première étape de réflexion constitue la base d’un projet plus vaste : élaborer des scénarios prospectifs pour imaginer et construire l’avenir de notre enseignement. 

Lors de sa présentation à Londres, Étienne Michel expliquait : « L’idée est que l'enseignement catholique se définit à la fois par son projet éducatif, mais aussi par son modèle d'organisation. Si nous voulons penser l'avenir de l'enseignement catholique à l'échelle de l'Europe, il faut avoir une réflexion prospective sur les projets éducatifs et une réflexion sur les modes d’organisation. Mais avant d'en arriver là, nous sommes partis d'une hypothèse proposée par un jésuite français, le père Paul Valadier. Selon lui, pour penser l'avenir de l'enseignement catholique, il faut partir d'un diagnostic sur l'évolution culturelle et religieuse contemporaine.»

Une démarche pour un état des lieux de l’enseignement catholique aujourd’hui

L’objectif de cette enquête est de dresser un diagnostic de la réalité actuelle de l’enseignement catholique. Cette première étape de réflexion constitue la base d’un projet plus vaste : élaborer des scénarios prospectifs pour imaginer et construire l’avenir de notre enseignement. 

Lors de sa présentation à Londres, Étienne Michel expliquait : « L’idée est que l'enseignement catholique se définit à la fois par son projet éducatif, mais aussi par son modèle d'organisation. Si nous voulons penser l'avenir de l'enseignement catholique à l'échelle de l'Europe, il faut avoir une réflexion prospective sur les projets éducatifs et une réflexion sur les modes d’organisation. Mais avant d'en arriver là, nous sommes partis d'une hypothèse proposée par un jésuite français, le père Paul Valadier. Selon lui, pour penser l'avenir de l'enseignement catholique, il faut partir d'un diagnostic sur l'évolution culturelle et religieuse contemporaine.»

Deux hypothèses structurantes

L’enquête repose sur deux hypothèses majeures : l’enseignement catholique se définit simultanément par son projet éducatif et son modèle d’organisation. Pour envisager son avenir, il convient de partir d’une analyse des évolutions religieuses, culturelles et sociétales afin d’identifier les défis à relever par les écoles.

Le questionnaire se décline selon deux hypothèses :

  1. Le projet éducatif : il interroge les évolutions religieuses, culturelles et sociétales, ainsi que leurs incidences sur les projets éducatifs des écoles. L’objectif est d’identifier différents scénarios possibles pour l’avenir de l’enseignement catholique.
  2. Les modèles d’organisation : il examine quatre axes d’évolution — le rapport entre les écoles et l’Église, celui entre les écoles et l’État, l'autre avec la société civile, et enfin les défis internes à l’organisation des écoles catholiques.

Vers une articulation entre projet éducatif et modèle d’organisation

En conclusion, Étienne Michel souligne l’importance d’une cohérence entre les scénarios éducatifs et organisationnels : « Tous les projets éducatifs ne sont pas compatibles avec tous les modèles d’organisation. Penser l’avenir de l’enseignement catholique suppose donc de trouver une compatibilité entre ces deux dimensions. »

Une participation européenne significative

L’enquête a été diffusée auprès des membres du CEEC et a recueilli 16 participations : l’Albanie, la Belgique francophone et germanophone, la Belgique néerlandophone, la France, la Lituanie, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, la Norvège, le Portugal, la Roumanie, la Suède, l’Écosse, l’Espagne, la Suisse et les Pays-Bas. À ce stade préliminaire, un représentant par pays a contribué à la collecte des données. Si l’échantillon n’est pas encore exhaustif, il offre déjà une photographie de la diversité des approches à l’échelle européenne.

Un premier échange fructueux

Les premiers résultats ont été au cœur d’un moment d’échanges lors du dernier rassemblement biannuel du CEEC.

La mise en réseau du CEEC a constitué une véritable valeur ajoutée à cette mise en contraste des réponses de l’enquête, permettant à chaque représentant national de confronter ses perspectives et de nuancer la réflexion commune de ce questionnaire.

Les résultats de cette enquête, menée par le SeGEC, seront présentés après les sessions de travail qui y seront dédiées en 2026 par le CEEC.

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