Ancienne professeure passée par tous les programmes Erasmus possibles, Clémence Arnac coordonne depuis mars 2024 la Cellule Europe du SeGEC. Seule à ce poste, elle jongle entre la gestion administrative et l’organisation de mobilités européennes qui créent du lien entre les équipes du réseau. Portrait d'une fonction en solo, tournée vers le collectif.
Clémence Arnac a un parcours qui reflète parfaitement sa fonction actuelle : riche en mobilité et ouvert sur l'Europe. Ancienne professeure d'histoire dans le secondaire pendant deux ans et demi, elle a multiplié les expériences Erasmus : année d'études à l'étranger, service volontaire européen en Pologne pendant neuf mois, participation aux rencontres des jeunes au Parlement européen... « Je n’avais pas vraiment conscientisé cela, mais j'ai fait tous les projets Erasmus possibles et imaginables », sourit-elle. C'est cette envie de « redonner ce qu'on m'avait donné » qui l'a poussée à rejoindre le SeGEC en mars 2024.
80% en solo, 20% sur terrain
Le quotidien de Clémence se partage entre deux mondes. La majeure partie du temps, elle travaille seule : gestion administrative de l'accréditation Erasmus, coordination avec l'Agence européenne pour l’éducation et la formation (AEF), montage de dossiers... Mais ce sont les 20% restants qui donnent tout son sens à la fonction.
Deux fois par an, elle organise des visites d'études à l'étranger sur des thématiques choisies par le Comité de pilotage. Son rôle ? Contacter des écoles et des organisations, monter les projets, et accompagner les équipes du réseau. « On a une dizaine de réunions avant et après chaque mobilité. C'est super riche de voir l'impact des projets sur les équipes », explique-t-elle.
Elle ne se contente pas de coordonner : elle voyage avec les participants et effectue les mêmes visites qu'eux. « En fait, je brasse toutes les informations qu'ils brassent. Je garde ma petite casquette de prof et je me forme en même temps qu'eux. »
Les défis du solo
Être seule à gérer la Cellule Europe a ses avantages – autonomie, liberté de navigation – mais aussi ses défis. La charge de travail varie fortement selon les deadlines Erasmus, avec des mois plus intenses que d'autres.
Autre défi : se faire connaître des écoles. Après plusieurs départs à la retraite successifs à la tête de la Cellule Europe, Clémence doit parfois encore expliquer : « Maintenant, c'est moi. » Elle est en contact avec une quarantaine d'écoles du réseau, mais reste disponible pour accompagner toute école qui souhaite se lancer dans un projet européen.
Ce qu'elle aime dans sa fonction ?
« La potentialité des projets et le fait de pouvoir se réinventer », répond-elle sans hésiter. Chaque mobilité explore une nouvelle thématique, chaque pays apporte son lot de découvertes. Mais ce qu'elle apprécie particulièrement, c’est créer du lien entre les services du SeGEC. « Je pars avec des conseillers pédagogiques, des centres PMS... On passe un mois de notre vie ensemble, ça crée une vraie relation. »
Avec le renouvellement de l'accréditation Erasmus à préparer pour 2027, Clémence voit déjà plus loin : « Il y aura de nouveaux volets qui vont s'ouvrir, de nouveaux objectifs. C'est chouette de savoir que ça va évoluer. »
« Je ne suis là que depuis un an, donc c'est qu'un début », conclut-elle. Largement de quoi se projeter sur les prochaines années, entre la conception pédagogique et les découvertes européennes.
D'autres articles
pourraient vous intéresser
-
Numéro 206 -À l'étude -

À Uccle, de petits jardiniers récoltent de grands apprentissages
Numéro 206 -Cas d'école -

Éducateur en milieu scolaire
Numéro 206 -Dossier -

L'ASBL Épicure : 20 ans d'engagement bénévole pour la culture à l'école
Numéro 206 -Outils
