
Comme vous l’avez sans doute lu, la presse a parlé des écoles, des directions, des CSA, des enseignants… bref, de la communauté du SeGEC, et c’est une bonne chose.
L’organisation SeGEC n’a pas pris la parole dans les médias. C’est un choix : laisser d’abord s’exprimer celles et ceux qui font l’école. La rentrée doit parler du concret, de ce qui se vit sur le terrain, plutôt que d’une expression venue des états-majors ou d’une vision trop globale, alors que chacun s’efforce d’accueillir les élèves au mieux.
Notre objectif, avant l’été, était que les conditions du dialogue social soient réunies à la rentrée. Cette ambition n’efface pas les positions exprimées sur les mesures envisagées. Nous avons défendu une école solidaire, attentive aux différences, qui reconnaît les compétences de chaque élève et tire le plus grand nombre vers le haut. Nous continuerons à porter cette vision, tout en restant attentifs à l’efficacité des mesures politiques. Nous savons combien il a été difficile, pour les équipes de direction et leurs collaborateurs, de préparer cette rentrée dans l’imprécision et l’incertitude, avec des informations fiables arrivées au compte-goutte. Pour tout cela, permettez-moi de vous remercier.
Le SeGEC exprime ses préoccupations face à la méthode et au climat des réformes éducatives en Fédération Wallonie-Bruxelles, tout en réaffirmant sa volonté d’un dialogue apaisé et constructif pour améliorer la qualité de l’enseignement et la stabilité du système. Le gouvernement a envoyé deux signaux importants : le maintien des nominations et la création d’un comité d’avis impliqué dans les réformes à venir. Nos équipes resteront attentives aux objectifs, à la méthode et à l’efficacité des mesures.
Pour aller plus loin, nos points de vigilance sont clairs :
- Priorité à la qualité de l’enseignement : le SeGEC souligne l’importance d’une application réaliste et efficace des politiques publiques. L’impréparation et le manque de concertation fragilisent la cohérence des mesures et la sécurité juridique des établissements.
- Établir une feuille de route claire : le SeGEC demande une vision stable et à long terme : tronc commun, modernisation des statuts avec un CDIe adapté, valorisation de l’enseignement qualifiant, réforme des CPMS, de l’accueil temps libre (ATL) et des langues modernes, et renforcement des liens école-entreprise.
- Coordination des politiques publiques : le SeGEC souhaite une meilleure coordination entre niveaux de pouvoir pour rendre les politiques plus cohérentes, notamment dans le qualifiant et la reprise d’études des demandeurs d’emploi.
- Calendrier et dialogue avec les directions, parents et syndicats : le SeGEC insiste sur l’anticipation et la coordination des communications selon l’évolution des négociations, tout en maintenant le partenariat avec les directions, les organisations syndicales et les représentants des parents.

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